Les légumes et les fruits pour lutter contre le surpoids

La maîtrise du poids corporel est devenu un problème préoccupant et inquiétant dans les sociétés occidentales au vu de la prévalence de l‘obésité aux USA ou par le développement récent de l’obésité de l’enfant en France. L’origine du surpoids est certainement due à plusieurs facteurs : prédispositions génétiques, causes psychologiques responsables de l’hyperphagie (vide affectif, stress), influence très négative de la sédentarité, sont des causes indiscutables. S’il faut prendre en compte l’importance de tous ces facteurs, il y a lieu aussi de s’interroger sur le rôle de la nutrition dans le développement de la surcharge pondérale. En effet, les modes alimentaires ont profondément évolué ; la majorité des aliments consommés sont des produits transformés et le régime alimentaire devient très riche en lipides et en produits animaux alors qu’il est relativement pauvre en aliments glucidiques complexes. Dans ces conditions, les problèmes de surpoids proviennent-ils seulement d’un excès de consommation ou sont-ils le résultat de pratiques alimentaires déséquilibrées ?

L’importance de l’équilibre alimentaire pour lutter contre le surpoids

Nul ne peut nier l’influence de l’apport énergétique pour éviter les problèmes de surpoids. Il est donc important d’équilibrer votre bilan énergétique en adaptant les apports énergétiques aux dépenses, qui sont très variables d’un individu à l’autre.

Nous sommes donc en situation d’inégalité face à la nourriture, c’est à dire que pour une même consommation de calories, certaines personnes prennent du poids alors que d’autres gardent leur équilibre corporel. Ceci nous permet de dire que le contrôle du poids corporel par la seule approche énergétique est donc d’une efficacité réduite parce que la technique ne peut donner que des résultats approximatifs. En effet, il n’est pas possible de tenir une comptabilité stricte des dépenses caloriques puisque la prise de nourriture entraîne toujours une dépense énergétique supplémentaire ; de plus, la thermogenèse qui accompagne un repas est d’autant plus importante que l’ingestion alimentaire est élevée.

Raisonner en termes de calories n’est pas suffisant un comportement alimentaire équilibré, même si en apparence tous les besoins sont satisfaits, et même si la réduction de l’apport de calories lipidiques est une mesure indispensable dans le cadre d’une démarche diététique. En fait, les divers modes alimentaires sont plus ou moins propices au maintien du poids corporel. La prévention nutritionnelle a longtemps été focalisée sur des aspects restrictifs.

Il est en effet reconnu que l’utilisation d’aliments de forte densité énergétique, donc riches en graisses ou en sucres, est considéré comme étant un élément important dans la dérive vers le surpoids. Sans entrer dans le détail, la baisse des apports énergétiques (principalement d’origine lipidique, mais aussi glucidique), aboutit à des régimes riches en protéines.

Ces divers régimes favorisent les processus de vieillissement, sans compter qu’ils n’assurent pas un fonctionnement normal du tube digestif et ne satisfont pas nos besoins jugés très élevés en glucose.

La lutte contre le surpoids est une affaire qui se traite à long terme, c’est pourquoi seule une alimentation bien tolérée au niveau digestif et adaptée aux besoins de l’organisme peut s’avérer efficace. C’est pour cela qu’il y a lieu de souligner l’importance des produits végétaux (pain, riz, produits céréaliers, légumes secs, féculents divers, fruits et légumes).

 

L’intérêt des fibres dans la lutte contre le surpoids

Grâce aux fibres, le contrôle des apports énergétiques est rendu plus aisé puisque la satiété de l’individu est atteinte avant qu’une grande quantité d’énergie ne soit absorbée, notamment si ces produits ne sont pas cuisinés avec un excédent de matière grasse. Une alimentation riche en produits végétaux va aussi favoriser la mastication et faire fonctionner le tube digestif. Les différentes fibres alimentaires assurent non seulement un effet ” ballast ” favorable au transit digestif, mais elles sont de plus indispensables pour l’entretien des fermentations symbiotiques dans le côlon.

Cette digestion microbienne a une influence très positive dans le fonctionnement du gros intestin, et aussi pour d’autres processus tels la synthèse de vitamines B, la conservation des minéraux ou l’élimination du cholestérol.

Pour de meilleurs effets sur la santé, ou pour être efficace dans la lutte contre le surpoids, la qualité des aliments glucidiques est primordiale. L’intérêt de ces aliments est en premier d’assurer une fourniture régulière de glucose à l’organisme.

Les besoins en glucides sont en effet très élevés et leur part dans la couverture des besoins énergétiques doit être autour de 55 %. Ceci représente, pour une dépense calorique moyenne, une ingestion de plus de 300 g/j de glucides complexes. La capacité des glucides alimentaires à élever le taux du glucose dans le sang en période postprandiale est définie par l’index glycémique dont la valeur a été fixée à 100 pour les glucides les plus rapidement absorbés.

La question qui se pose serait de savoir si un index glycémique bas est favorable ? Beaucoup d’aliments comme les pâtes alimentaires, les légumes secs, le pain complet, les fruits et légumes, présentent de très bons index glycémiques.

Pour lutter contre le surpoids, il faut privilégier l’utilisation de ce type de glucides car même si les glucides sont peu impliqués dans la synthèse des graisses corporelles, ils peuvent engendrer un surpoids en stimulant la sécrétion d’insuline, ce qui favorise le stockage des graisses d’origine alimentaire dans l’organisme. Par contre, si la digestion des glucides est étalée dans le temps, elle aura un effet moindre sur le stockage des lipides corporels.

Le maintien de la glycémie prolonge l’état de satiété et prévient les comportements de grignotage induits par des états d’hypoglycémie. Il est donc important d’expliquer que les aliments glucidiques de qualité ne sont pas directement responsables de la prise de poids et qu’ils sont même essentiels pour la réussite d’une démarche préventive de nutrition.

En fait, la qualité nutritionnelle des diverses sources de glucides repose sur leur complexité. Celle-ci doit être préservée au maximum pour que la partie glucidique de ces aliments soit associée à un apport optimum de protéines, de fibres, de minéraux et de micronutriments.

Si les produits végétaux exercent des effets reconnus, ils ne le doivent pas à leur seule composante glucidique, mais à la grande diversité des autres éléments qu’ils contiennent. De plus, tous les constituants associés à la partie glucidique agissent ensemble pour potentialiser les effets métaboliques des glucides.

Il existe par exemple une complémentarité importante entre glucides et protéines : les glucides ont un degré moindre hyperglycémiant lorsqu’ils sont accompagnés de protéines, et réciproquement l’apport glucidique facilite l’assimilation des acides aminés. Il semble donc que la complexité des aliments et du repas soit favorable à l’étalement de la digestion et au contrôle du métabolisme énergétique.

Il est donc essentiel de préserver la complexité des produits végétaux consommés ; l’apport des glucides sous leur forme purifiée a un intérêt très faible au niveau nutritionnel et n’entre donc pas dans la stratégie de la lutte contre le surpoids.

Chez l’individu normal, 80 % des glucides puissent être apportés par des produits céréaliers, les légumes secs et divers féculents.

Pour les 20 % de glucides restant, le saccharose joue souvent un rôle non négligeable et il serait important de consommer plutôt des glucides solubles sous forme de fruits ou de miel. Cependant, les produits riches en amidon ont une densité énergétique assez élevée, ce qui peut être un inconvénient pour le maintien du poids corporel chez les sujets les plus exposés. C’est pourquoi il est important de recourir aux fruits et aux légumes pour satisfaire les besoins glucidiques et ce, au détriment des féculents.

Les fruits et les légumes apportent notamment des sucres solubles, les fruits étant bien sur deux fois plus riches que les légumes. Ces aliments sont donc parfaits pour lutter contre les risques de surpoids. Leur apport en fibres, bien tolérées, optimise le fonctionnement du tube digestif. Ils sont particulièrement riches en minéraux et en micronutriments protecteurs

Par contre, une alimentation basée sur une consommation élevée de fruits et légumes doit être équilibrée par l’apport de produits animaux peu gras et par un apport minimum d’huiles végétales variées pour disposer d’un bon équilibre en acides gras.

Ce type de mesures diététiques constitue de ce fait une approche idéale pour assurer à la fois le contrôle du poids corporel et pour disposer d’une alimentation contribuant à l’amélioration de la santé.

Ceci fait écho à certaines caractéristiques de la diète méditerranéenne dont l’efficacité dans la prévention nutritionnelle des pathologies majeures est reconnue. Il s’agit donc, pour conclure, de garder tous les atouts d’un mode alimentaire de qualité en évitant seulement les excès de lipides.

 

 

Médicaments favorisant la prise de poids : Que faut-il savoir ?

Médicaments favorisant la prise de poids

Dans notre société, la minceur est le reflet de la beauté et à ce titre, elle occupe l’avant-scène. En effet, quelques kilos en trop constituent, pour beaucoup une véritable catastrophe. Mais qu’arrive-t-il si ces kilos plus ou moins désirables sont attribuables à la prise de certains médicaments ?

Quels types de médicaments favorisent la prise de poids ?

Il y a quelques années, 10 % des médicaments prescrits par les médecins pourraient causer une prise de poids plus ou moins importante. Aujourd’hui, selon les spécialistes, un médicament sur quatre vous fera gagner quelques kilos. Mais quels sont donc les médicaments qui favorisent cette prise de poids ?

Les antidépresseurs

Les antidépresseurs agissent sur les neurotransmetteurs, pour brouiller les signaux de satiété. Ils entraînent, chez la plupart des gens, des envies de manger plus importantes, d’où la prise de poids.

Les neuroleptiques

Les neuroleptiques, généralement utilisés pour soulager certaines affections du système nerveux central, ont également un effet sur les neurotransmetteurs. Comme les antidépresseurs, ils provoquent des fringales que le patient désire satisfaire, et qui se traduisent par l’ajout de kilos supplémentaires. Ceci sans compter que ces deux familles de médicaments abaissent le métabolisme du corps qui va consommer moins de calories.

Les thymorégulateurs

Les thymorégulateurs, notamment le lithium, utilisé pour soulager les patients bipolaires, ont à peu près le même effet. Sur une période de 6 à 10 ans, la personne peut augmenter son poids de près de 10 kilos, voire plus, à son poids initial.

La pilule contraceptive

La pilule contraceptive est reconnue pour ses effets sur le poids. Lorsque c’est le cas, elle agit différemment. Celles qui contiennent des œstrogènes favorisent la prise de poids, notamment en raison d’un phénomène de rétention de liquides. Le surplus d’œstrogènes pousse les reins à retenir de l’eau qui s’accumule alors dans les seins et l’abdomen de la patiente.

Toutefois, il faut savoir que les pilules contraceptives qu’on trouve sur le marché aujourd’hui sont beaucoup moins nuisibles pour la ligne que celles qui étaient disponibles il y a quelques décennies. On estime qu’il existe 10 % des femmes qui prendront du poids à cause de la pilule et que 10 % en perdra, alors que 80 % des femmes ne constateront aucun effet sur leur tour de taille. De plus, les médicaments qui soulagent les effets secondaires de la ménopause ont également un effet sur le cumul de kilos.

Les corticoïdes

Les corticoïdes permettent eux aussi de favoriser un gain de poids, notamment à cause d’une rétention d’eau. Ces médicaments, utilisés pour traiter les maladies inflammatoires, ont, chez certains, un effet significatif sur la prise de poids.

Les somnifères

Les somnifères, qui sont de plus en plus prescrits, et les antihistaminiques destinés à traiter les allergies, sont des médicaments produits à base de diphenydramine. Cette molécule a un effet sédatif qui entraîne une diminution du métabolisme ce qui fait que le nombre de calories brûlées diminue et que le poids augmente.

Médicaments pour lutter contre le cancer, le diabète et le VIH

Les personnes diabétiques et qui doivent vivre sous médication, ainsi que ceux qui luttent contre le cancer ou le VIH peuvent aussi prendre du poids.

Comment remédier à une prise de poids médicamenteuse ?

Toute prise de poids est préoccupante, et la première chose à faire est de discuter avec un médecin. Dans chacune des familles de médicaments mentionnés supra, il existe des produits dont les effets secondaires liés à la surcharge pondérale sont moins importants. Le spécialiste de la santé peut vous aider à réduire la prise de poids attribuable à une médication nécessaire au bon fonctionnement de votre organisme. Dans le cas où le patient obèse est obligé de prendre un traitement dont les effets secondaires comprennent une prise de poids, voici donc quelques conseils destinés à limiter les impacts sur la silhouette.

L’activité physique

Avec de l’exercice, il est possible de brûler des calories et limiter, en même temps, l’ajout de quelques kilos additionnels. Il n’est même pas nécessaire de s’inscrire à un club de gym pour compenser les impacts de la prise de médicaments sur la silhouette. Il suffit de marcher, faire du vélo, de la natation, et de la raquette. De plus il est tout à fait possible d’acheter un appareil d’exercice à installer chez vous, mais sachez toutefois que la motivation est nettement supérieure quand les efforts se font à plusieurs.

Il faut toutefois mentionner que certains des médicaments mentionnés supra peuvent ôter l’envie de s’activer ou même entraîner une certaine fatigue. Il faut donc faire preuve d’une motivation encore plus grande.

Les collations à éviter

Plusieurs médicaments peuvent stimuler l’appétit. De plus, le fait de manger souvent entre les repas va augmenter le nombre de calories absorbées en une seule journée. Ceci permettra de gagner un, deux, trois, et même cinq kilos. La solution est de tenir à trois repas par jour et à deux collations contenant des protéines. Sinon les fringales qui assaillent les patients sont attribuables à la médication et non à une faim véritable. Mettre une note sur la porte du réfrigérateur ou du garde-manger peut vous aider à vous contrôler. Enfin, si vous avez vraiment faim, mangez des crudités qui ne pèsent pas beaucoup et tendront à apaiser le besoin de manger.

Le nombre de calories

Certains médicaments vont être absorbés avec la nourriture. Or, il est facile de se laisser tenter et de manger plus qu’il n’en faut, en raison des instructions qui accompagnent la médication. Des efforts sont nécessaires pour calculer les calories absorbées chaque jour. Avec les médicaments brouillant les signaux de satiété, vous aurez certainement besoin d’une nutritionniste qui déterminera quelle portion de nourriture vous convient.

Si possible, consultez une nutritionniste qui pourra vous aider à contrôler les portions que vous devez consommer aux repas en fonction de l’activité physique que vous faites dans une journée.

Réduire le sel

Certains médicaments, comme la cortisone, ont des impacts sur le fonctionnement des reins. Généralement, ils entraînent une rétention d’eau et de sel. Pour y faire face, imposez-vous un régime sans sodium et vous limiterez ainsi la prise de poids.

Limite de la consommation de boissons sucrées

Plusieurs médicaments vous incitent à boire des boissons plus sucrées. Or, ces liquides contiennent beaucoup de calories qui ont un effet direct sur votre poids. Privilégiez l’eau et les jus de fruits sans sucre et surtout urinez fréquemment.

La relaxation

Vous avez besoin de vous détendre même en étant malade. Vous devez donc choisir une activité, le yoga par exemple, qui favorisera votre relaxation. Vous aurez moins tendance à consommer de la nourriture ou des calories vides, qui vous feront invariablement grossir. À l’occasion, faites-vous plaisir.

Des habitudes saines à prendre

Vous devez vous Imposer des habitudes saines. Il faut donc commencer par limiter le stress, dormir plus, et éviter une consommation importante d’alcool. Au besoin, imposez-vous un régime, sans toutefois tomber dans l’excès.

Les Médicaments

Dans le cas où vous avez réellement faim, votre médecin pourrait vous prescrire un médicament coupe-faim. Malheureusement, ces médicaments entraînent d’autres effets secondaires. En effet lorsqu’un médecin vous prescrit un médicament, n’hésitez pas à vous informer des effets secondaires que la médication peut entraîner et prenez toutes les mesures nécessaires pour limiter la prise de poids.

Vous voulez en savoir plus sur les médicaments qui favorisent la prise de poids, contactez-nous